Alejandro Topete del Valle

Naissance:

7 juillet 1908 à Aguascalientes, Mexique.

Décès:

25 mars 1999 à Aguascalientes, México.

Profession:

Historien, chroniqueur et universitaire.


Récompenses:

Palmes académiques de l'Académie nationale d'histoire et de géographie, médaille d'argent de la reconnaissance française décernée par le gouvernement français, médaille Ignacio M. Altamirano décernée par le gouvernement fédéral et palmes académiques du gouvernement de l'État d'Aguascalientes..

Alejandro Topete del Valle est né le 17 juillet 1908 dans l’ancienne rue El Chorro — aujourd’hui Rivero y Gutiérrez ; il fut l’un des historiens, chroniqueurs et universitaires les plus éminents d’Aguascalientes. Il était le cinquième enfant du docteur Zacarías Topete López et de Dolores del Valle Azuela, un couple dont l’éducation et les valeurs ont profondément influencé son caractère. Il avait l’habitude de plaisanter en disant : « il n’y a pas de mauvais cinquième » (no hay quinto malo). Son enfance s’est déroulée entre les écoles de quartier, les jeux typiques de l’époque et les récits d’une ville qui vivait encore aux échos de la Révolution.

Enfance et formation

Topete a fait ses premières études dans diverses écoles d’Aguascalientes, dont celle de Don Eugenio Alcalá et l’école Rivero y Gutiérrez. Il s’est toujours souvenu de ses enseignantes avec une affection particulière, notamment Doña Fermina Reyes Barrientos et Doña María de las Mercedes León, qui ont nourri son goût pour les lettres et l’histoire.

Durant ces années, il a vécu des expériences qu’il rappellera plus tard avec nostalgie : des punitions scolaires pour des espiègleries, des échanges de fournitures avec ses camarades et, surtout, sa rencontre — alors qu’il n’était qu’un enfant — avec Francisco Villa, lors du séjour du villisme dans la ville.

Le décès de son père, en 1925, l’oblige à quitter l’école à l’âge de 17 ans pour commencer à travailler et soutenir sa famille. Malgré tout, sa soif d’apprendre l’amène à fréquenter les bibliothèques, à lire avec voracité et à se former de manière autodidacte. Parmi ses premières influences, on note l’œuvre d’Agustín R. González, figure centrale de l’historiographie locale.

Historien, chroniqueur et universitaire

Topete del Valle s’est distingué comme un chercheur passionné et méticuleux. En 1934, il fonde la Société d’histoire, de géographie et de statistique d’Aguascalientes, et l’année suivante, il devient l’éditeur de son bulletin, reconnu comme le « Messager de la culture mexicaine auprès des principales institutions du monde ».

En 1944, il est nommé chroniqueur à vie (Cronista Vitalicio) de la ville d’Aguascalientes, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort. Ses recherches, caractérisées par leur rigueur et son amour profond pour la terre hidrocálida, l’ont consolidé comme une autorité en histoire régionale.

Des auteurs tels que l’ingénieur Arturo Pani, Eduardo J. Correa et Antonio Acevedo Escobedo ont reconnu publiquement l’orientation qu’ils ont reçue de lui, l’appelant « le patient fouilleur du passé » et « le vieux plongeur de la région ».

En 1981, il est désigné premier directeur du Département des archives et de la statistique du gouvernement de l’État, institution qu’il a dotée d’un fonds précieux. Le 24 octobre 1986, les Archives historiques de l’État d’Aguascalientes Alejandro Topete del Valle ont été inaugurées en son honneur.

Il fut membre de nombreuses sociétés et académies, dont la Société mexicaine de géographie et de statistique, l’Académie nationale d’histoire et de géographie, la Société mexicaine de philosophie et l’Académie mexicaine de généalogie et d’héraldique. Il fut également membre correspondant de l’Académie mexicaine de la langue, une distinction partagée par seulement quatre illustres citoyens d’Aguascalientes : Francisco Pimentel, Antonio Acevedo Escobedo, Ezequiel A. Chávez et Jesús Díaz de León.

Devises héraldiques et œuvre culturelle

Topete fut responsable de la création des devises en latin qui distinguent les blasons de l’État :

« Bona terra, bona gens, aqua clara, clarum coelum »

(Bonne terre, bonnes gens, eau claire et ciel clair)

Et la devise de la ville d’Aguascalientes :

« Virtus in aquis, fidelitas in pectoribus »

(Vertus ou propriétés attribuées à ses eaux et la fidélité proverbiale des cœurs d'Aguascalientes).

Son œuvre écrite est abondante et essentielle pour comprendre l’histoire régionale. Parmi ses travaux les plus marquants, on trouve :

Guide pour visiter la ville et l’État d’Aguascalientes (1966).

José Guadalupe Posada : figure de proue de l’art graphique populaire mexicain (1957).

Foire de San Marcos : images et souvenirs (1970).

Notes pour l’histoire de la médecine à Aguascalientes (1953).

Plusieurs de ses ouvrages ont été réédités et demeurent des références indispensables pour les chercheurs et les lecteurs.

Distinctions

Tout au long de sa vie, il a reçu de nombreuses distinctions, notamment :

Palmes académiques de l’Académie nationale d’histoire et de géographie.

Médaille d’argent de la Reconnaissance française, décernée par le gouvernement de la France.

Médaille Ignacio M. Altamirano, décernée par le gouvernement fédéral.

Palmes académiques du gouvernement de l’État d’Aguascalientes.

Dernières années et héritage

Alejandro Topete del Valle est décédé à Aguascalientes le 25 mars 1999. Son héritage perdure dans les institutions qu’il a renforcées, dans les générations d’étudiants qu’il a formés, dans les archives qu’il a enrichies et dans la mémoire historique qu’il a consacré sa vie à préserver.

Aujourd’hui, il est reconnu comme l’un des grands bâtisseurs de l’identité culturelle d’Aguascalientes : un enseignant exemplaire, un chroniqueur passionné et un gardien inlassable du patrimoine historique de sa ville.